mardi 30 décembre 2008
Donald JAMES « Tacles assassin » (l’Archipel) 474 pages Evidement un thriller avec un titre comme celui-là pouvait sembler un cadeau idéal pour mon anniversaire. Et c’est bien un ami, fan de foot comme moi, qui me l’a offert. De foot il en est question de façon marginale, et seulement dans les deux premiers chapitres du livre. Mais ça n’est pas une déception, car l’histoire (l’intrigue ?) est bien plus intéressante que ce que les livres sur le foot donnent habituellement ! Bon situons l’histoire. Nous sommes en 2020, en Russie. Le pays est ravagé par une épidémie de tuberculose qui ruine ce qui reste d’organisation économique et sociale de cet ex empire tombé en quenouille et sous la coupe d’oligarques et de mafieux qui profitent de leur pouvoir et de la terreur qu’ils imposent pour écrémer tout l’argent qui passe à proximité. Dans ce contexte le foot sert à maintenir la paix sociale. Donc de bons résultats sont primordial, et le Dynamo de Mourmansk à des difficultés. Voilà pourquoi l’ex inspecteur Constantin Vadim est envoyé aux Etats-Unis afin de dégoter un nouvel attaquant de pointe. Là, du fait de la solidarité entre expatrié il tombe sur la femme du premier candidat indépendant à la présidence des Usa qui à une chance d’être élu. Et bien sûr elle à de graves problèmes. Voilà. C’est touffu et ambitieux. Trop, peut-être dans la deuxième partie, notamment parce que Donald James essaye de rester collé aux standarts du thriller avec des intrigues secondaires et un cliff-hanger à chaque fin de chapitre pour maintenir l’intérêt du lecteur. Ce qui, à mon goût, plutôt que de rendre la lecture haletante, l’embrouille. Mais la première partie est très réussie, et brillement menée. Pourtant je ne suis pas très versé dans l’anticipation, et pas plus dans le thriller (que je trouve souvent être un genre artificiel pour les raisons susmentionnées). Et bien sûr, malgré les petits défauts de la seconde partie je suis allé au bout avec entrain pour connaître la fin. Comme tout roman d’anticipation qui se justifie, ce « tacle assassin » dénonce la situation actuelle. Et donc, si comme moi, vous trouvez qu’on est bien légers à l’égard de la Russie, ce livre devrait vous intéresser. En plus il à de nombreuses qualités ! Et c’est assez sobrement écrit (mais avec le minimum de talent nécessaire) pour faire passer un bon moment avec le nécessaire de réflexion. Et puis ça tombe après les élections américaines, dont il est donné une version de l’intérieure, qui si c’est une fiction, est cependant croustillante. Comme en plus le personnage principale à pas mal d’épaisseur (et même si ça n’est pas le plus fascinant héro de tous les temps) j’ai assez envie de m’attaquer eux deux premiers romans de Donald James (chez le même éditeur) qui racontent les débuts de la saga de Constantin Vadim. Le fait d’avoir commencé par le troisième volume (ce que j’ignorait durant le temps de ma lecture) n’est pas gênant et j’ai eu bien du plaisir, monsieur. Bertrand Tappaz