mardi 30 décembre 2008
Marc BEHM « Ne cherche pas à savoir » (Rivages/Noir) 288 pages Deuxième roman noir mélangeant des éléments fantastiques que je lis à la suite, après « La nuit des Jabberwock » de Frederic Brown chez le même éditeur. Et ça n’était même pas prémédité. J’ai pris ce Marc Behm chez mon libraire en souvenir de « La reine de la nuit » que j’avais lu de lui il y a plus de dix ans, et qui reste un des livres les plus réussit que j’ai jamais lu. Evidement après un tel choc j’ai laissé couler de l’eau sous les ponts afin de ne pas gâcher ce beau souvenir avec des livres suivants qui auraient pût s’avérer décevants. Mais dix ans semble être un délai raisonnable. Ainsi donc « Ne cherche pas à savoir » raconte l’histoire Lucy qui collecte les âmes pour Lucifer. Je tue le suspens des quinze premières pages, mais là n’est pas l’intérêt du roman. Eh oui, si vous vendez votre âme au diable pour réaliser vos rêves (au hasard être le meilleur amant du monde) il ne vous faut pas oublier que votre contrat est à échéance. Et quand la date fatidique est arrivée Lucifer envois Lucy vous faire passer en enfer. Bien évidement les contractants sont récalcitrants. Ce qui se comprend, ils ont obtenus ce qu’ils attendaient le plus de leur vie. Arrivée en ville Lucy doit collecter plusieurs âmes, et ce sont ces différentes quêtes qui s’entremêlent que nous suivons à travers ce « Ne cherche pas à savoir ». Et Marc Behm nous ballade avec savoir faire dans différents mondes (toutes les classes sociales frayent avec le diable). C’est fin, et jubilatoire, effrayant, tendu, intelligent, et j’aurai souhaité que ça ne s’arrête jamais (heureusement il y encore des romans de Marc Behm que je n’ai pas lu). Le talent, non tu crois ? Bertrand Tappaz