dimanche 8 février 2009
Parfois en regardant la couverture d’un livre il semble me dire : ‘prend moi, prend moi…’. Et c’est ce que j’ai fais. Cette pochette (quasiment) / couverture est, simple et sobre, avec une photo noir et blanc. La graphie sobre et simple du titre et du nom de l’auteur. Ça m’a donné envie. Et puis l’éditeur aussi : l’Olivier qui ont le chic pour trouver des auteurs anglo-saxons que j’ai beaucoup. Et puis bien, sûr, il y a écrit Pete Dexter sur cette couverture. Un auteur dont le premier livre que j’ai lu ‘Paper boy’ m’avait suffisamment convaincu pour que je le lise trois fois (ce qui est arrivé pour moins de dix livres de ma pléthorique bibliothèque) mais en plus pour l’acheter deux fois. Donc ‘God pocket’. En plus le titre est intriguant ! Encore une raison d’aller farfouiller ses pages. ‘God’s pocket’ est un quartier de Philadelphie. Un quartier populaire de petits blancs qui sont tous nés dans le quartier. Membre de ce quartier un jour, membre du quartier pour toujours. Ce roman raconte un épisode de la vie de plusieurs personnages, une vie qui est bouleversée par un événement tragique dû à la bêtise d’un jeune adulte inadapté. Comme il y en a plein. Comme il y en a toujours eu plein (puisque que ce livre se déroule pendant la présidence de Reagan). Pete Dexter, dans ce roman, montre son talent. Tel qu’il faut se taper la quatrième de couverture pour découvrir que c’est son premier ! Tout est là, déjà. Une phrase économe qui sait aussi en dire beaucoup. Un rythme fluctuant, sans jamais sembler ni s’emballer, ni ralentir… mais qui danse. Et une vision de ses personnages à leur vraie hauteur. Sans phantasmes, ni mépris pour eux quelque soit leur condition sociale. Puissants ou pauvres, ils ont quelques qualités et beaucoup de faiblesses. Bien voilà, malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Pete Dexter sur les cinq romans publiés en français, j’en ai lu deux, et j’en ai aimé deux. Il s’avère en plus qu’il est l’auteur du roman ‘Deadwood’ dont on a tiré l’excellente série du même (et il n’y a pas de hasard)… Encore trois dans les bacs. Bertrand Tappaz