mercredi 24 décembre 2008
Je suis arrivé au Summum passablement énervé (après une grosse erreur de manipulation qui m’avait fait effacer tout mon travail de la journée…). En plus autre mauvaise nouvelle pour commencer ce concert : il n’y a pas de première partie contrairement à ce qui est indiqué sur les billets, et quand j’entre dans la salle les Tindersticks attaquent leur premier morceau. Mais comme baume au cœur voici les Tindersticks, et malgré un son un peu aigrelet et l’incongruité de les voir dans ce blockhaus froid et déshumanisé, ils vont par moments toucher à la perfection ! Parfois les concerts c’est comme le sexe. Alors certes, ça ne m’a jamais aidé à prendre mon pied que la chambre soit sordide, ou que j’entende les voisins palabrer (ne peut-on pas raisonnablement taire sa gueule pendant une heure et quart ? Surtout au vu de l’intérêt de ce qu’on a à dire !). Il n’est sans doute pas nécessaire d’avoir des sentiments pour avoir du bon sexe. Même si aimer ça rend les choses meilleures. Mais la fiancée est belle. Pas mon meilleur coup ! Mais parfois on a tutoyé le sublime. Avec une set list plutôt concentrée sur les titres récents, et des versions réarrangées de certains ‘classiques’ du groupes les Tindersticks là où ils sont les meilleurs : dans leur univers personnel et tellement unique. Que du bonheur !
Il y a trois en de ça je suis allé voir Deus au Transbordeur à Lyon, alors que je ne connais quasiment rien de ce groupe, n’ayant jamais écouté un de leurs album. Et j’avais été charmé par leur genre de Pop dégingandée qui doit pas mal à Tom Waits et qui sait être fine ou énergique quand il le faut. Mais ce soir au Summum, Deus se prend pour un groupe de stade. Avec des éclairages totalitaristes, musiques sans finesse ou tout semble joué à burnes… On stimule le cerveau des auditeurs en permanence pour garder leur concentration focalisée, au cas ou la musique ne suffise pas. On joue vite et fort, pour maquer qu’il ne reste plus rien de la magie du groupe. Un cauchemar. Une calamité. Je me suis même demandé comment j’avais pu aimer la première fois. Bertrand Tappaz